Le test respiratoire au lactose

Test respiratoire au lactose

Qu’est-ce qu’un test respiratoire au lactose ?

Il s’agit d’un test respiratoire à la recherche d’une intolérance au lactose.

Le lactose est un disaccharide (sucre) composé de glucose et galactose, retrouvé uniquement dans les produits laitiers.

Son assimilation nécessite impérativement l’action d’une enzyme (la lactase) présente à la surface des cellules de l’intestin grêle (les entérocytes). L’intolérance au lactose se définit par l’incapacité complète ou partielle à assimiler ce sucre en raison d’un déficit enzymatique.

Le déficit en lactase peut être primaire (de naissance) ou secondaire à une altération de la bordure en brosse des entérocytes (âge, SIBO, infections, médicaments, gluten). En cas d’intolérance, l’arrivée massive du lactose non digéré dans le colon va entrainer des phénomènes de fermentations et de productions de gaz à l’origine des troubles digestifs.

Les symptômes sont majoritairement digestifs avec des douleurs abdominales, des ballonnements ou météorisme et des diarrhées (N Engl J Med 1995; 333: 1).

Principes du test respiratoire au lactose

(United European Gastroenterol J. 2021;9(5):598.)

Le test respiratoire au lactose est proposé pour des patients chez qui le diagnostic de pullulation microbienne de l’intestin grêle ou SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) a été préalablement écarté grâce à un test respiratoire au glucose négatif.

Le principe du test consiste à ingérer une dose standardisée de lactose. Quand il n’est pas hydrolysé correctement dans l’intestin grêle, le lactose va arriver massivement sous forme non transformée dans le colon et être assimilé par les bactéries qui vont excréter de l’hydrogène (H2).

Dans certaines conditions des bactéries (archéas) vont consommer l’hydrogène produit par les premières et excréter du méthane (CH4). Ces gaz vont passer dans le sang puis dans les alvéoles et ainsi être mesurés dans l’air expiré. La mesure du CO2 (5.5%) quant à elle, permet de valider que l’air prélevé provient bien des alvéoles et non des bronches.

Les trois gaz : hydrogène, méthane et CO2 sont mesurés conjointement (Am J Gastroenterol 2017; 112:775–784). Ce test explore l’activité microbienne du colon. De ce fait, son interprétation est plus tardive : environ dans les trois heures suivant l’ingestion du lactose.

L’intérêt du test est de confirmer le déficit en lactase associé à des signes cliniques concomitants.

Si les symptômes sont présents en l’absence de production anormales de H2 et CH4, d’autres diagnostics pourront être évoqués comme une hypersensibilité viscérale, un tableau d’hyper-vigilance ou un effet nocébo.

Recommandations très importantes avant la réalisation du test respiratoire au lactose

Le mois précédent l’examen : pas d’antibiotiques, pas de coloscopie.

La semaine précédant l’examen : Arrêt des laxatifs (si possible) risque de faux positifs. Arrêt des probiotiques et huiles essentielles qui peuvent perturber le microbiote intestinal.

La veille de l’examen :

  • À 8h : arrêt du tabac ou cannabis qui perturbent les mesures de H2 et CO2. Le vapotage, les patchs de nicotine sont autorisés pour éviter le syndrome de manque.
  • Durant toute la journée : pas de fruits, pas de légumes, pas de pain ni de céréales, aucun produit laitier.
  • De 18 h à 19 h : repas léger (repas standardisé : uniquement des viandes blanches ou du poisson et riz blanc. Huile d’olive et pas de beurre.) puis à jeun sauf de l’eau.

Le matin de l’examen :

  • A jeun sauf de l’eau (pas de café, pas de thé, pas de sucres).
  • Brossage des dents et bain de bouche sans menthol.
  • Pas de stress physique. Pas de tabac.

Exemple sur 24h la veille du test respiratoire

  • 08 h : petit-déjeuner : œufs brouillés, omelette ou œuf à la coque.
  • 10 h : café, thé, sans sucre, pas de pain, pas de biscuit, pas de jus de fruits, aucun produit laitier.
  • 12 h : poisson ou poulet et riz blanc avec sel, poivre, huile d’olive (tofu pour les végans).
  • 16 h : café, thé, sans sucre.
  • 18h : dîner : poulet et riz blanc avec sel et poivre, huile d’olive.
  • 19 h : fin du repas – boisson : eau du robinet uniquement.

 

Déroulement de l’examen

Arrivée au laboratoire

À votre arrivée au laboratoire, vous devrez être muni de votre passe sanitaire, d’un masque et être à jeun sauf liquides.

L’examen va durer environ 4 h (10 prélèvements respiratoires). Prévoyez de la lecture ou un film.

Vous commencerez par faire un bain de bouche sans menthol.

Un premier prélèvement respiratoire sera alors effectué afin de mesurer la quantité basale d’hydrogène (normale 0 à 10 ppm) et de méthane (0 à 5 ppm). Le dosage du Co2 (5,5 %) permet de valider que l’air recueilli provient bien des alvéoles pulmonaires.

Puis vous prendrez 250 cc d’eau contenant 25 g de lactose (équivalent à 500 cc de lait).

Ensuite avec l’aide de notre assistante, vous soufflerez toutes les 15 minutes dans un petit sac à usage unique pour mesurer les gaz recherchés.

Le test est considéré comme positif en cas d’une production anormale d’hydrogène et ou de méthane dans les 120 min (2h) suivant l’ingestion et négatif en l’absence d’anomalies après un suivi de 240 min (4h). (Aliment Pharmacol Ther. 2009 Mar;29 Suppl 1:1-49.)

L’interprétation des résultats et la conduite à tenir feront l’objet d’une consultation avec notre médecin.

Test respiratoire au lactose
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